Classement sans suite (titre provisoire)

Premières en avril 2023

Un projet lancé par Caroline Poiré, avocate pénaliste au barreau de Bruxelles

Ecrit et mis en scène par Luca Franceschi

Collaboration artistique : Carole Ventura

Avec Luca Franceschi, Julie Marichal, Carole Ventura, distribution en cours.

 

 

Avec le soutien de COCOF et Commune de St Gilles 

En partenariat avec Amnesty International et SOS Viol

La problématique

No women's land spectacle sur les migrants Bruxelles

Les délits sexuels font, encore, trop souvent, l’objet de classements sans suite. 

Peu de dossiers aboutissent à des condamnations effectives, malgré une plus grande prise de conscience et des changements positifs sur le terrain.

 

Les stéréotypes sexistes sur le viol, notamment ceux qui font porter la responsabilité aux victimes pour leur agression, sont encore trop présents.

 

Dans les commissariats de police, dans les prétoires, les victimes tentent de faire entendre leur parole. La réponse policière et judiciaire n’est malheureusement pas toujours adéquate.

 

Face aux défaillances de l’institution judiciaire, les victimes font de plus en plus usage de l’interpellation publique en utilisant les réseaux sociaux.

Si certains s’inquiètent que la justice soit remplacée par le « tribunal médiatique », la quantité et la diversité des témoignages sur les réseaux sociaux ont toutefois permis d’indiquer que le problème n’était pas causé par des individus isolés mais qu’il constituait un fait social collectif survenant dans l’espace public, au travail, dans le cadre familial mais aussi à l’école.

Synopsis

Cinq comédien.ne.s se préparent pour une représentation. L’un d’entre eux prend la parole et nous présente la thématique de la rencontre : l’insurmontable périple face auquel se trouvent confrontées les victimes de violences sexuelles ayant décidé.e.s d’emprunter le chemin de la justice pour trouver réparation et réconfort. 

 

Il nous présente les cinq interprètes de la pièce dont chacun symbolise un incontournable de ce parcours : l’agresseur, la victime, les institutions, les associations, les préjugés.

 

Chaque interprète représente, non une personne ou un cas isolé mais, une catégorie qui englobe tous les cas existants de la manière la plus exhaustive possible.

La victime représente toutes les victimes quels que soient leurs âges, genres, classes sociales. Et il en est de même pour les autres personnages.

 

Commence alors le récit d’une histoire qui parle de toutes les histoires et qui nous renvoie à la réalité d’une société dont les défaillances sont toujours les mêmes, quelle que soit la situation vécue. Alors… que faire ?


Un projet porté par l'avocate Caroline Poiré

No women's land spectacle sur les migrants Bruxelles

Avocate pénaliste depuis 19 ans au Barreau de Bruxelles, Caroline Poiré est quotidiennement consultée par des victimes, désespérées par le manque d’informations fournies par la justice, par la longueur des procédures et par l’incompréhension des décisions pouvant être prises par les autorités judiciaires.

 

Selon l’avocate, il est interpellant de constater qu’il a fallu attendre les événements des « Bars d’Ixelles » pour communiquer sur l’existence des centres de prise en charge des violences sexuelles (CPVS) et des possibilités offertes aux victimes pour déposer plainte. 

 

Partenaire principale, elle est à l’initiative du projet qu’elle accompagnera de bout en bout en mettant l’équipe artistique au contact des professionnels et des victimes, en leur fournissant la documentation nécessaire au projet, en participant au processus de création pour en garantir l'adéquation avec les objectifs attendus.

 

Témoignage de Caroline Poiré (vidéo)

Les rencontres

No women's land spectacle sur les migrants Bruxelles

Les rencontres se sont déroulées en 2 étapes.

1. Rencontres experts, victimes et artistes:

Afin de nourrir le travail d’écriture et de mise en scène, les artistes Carole Ventura et Luca Franceschi ont rencontré dans un premier temps différents acteurs de « terrain » ainsi que des victimes et leur entourage. Ils ont assisté également à différents procès au Tribunal Correctionnel de Bruxelles/Cour d’appel de Bruxelles. 

Ces rencontres ont permis aux artistes d’avoir une vision globale du traitement des violences sexuelles à tous les niveaux (associatif, policier, judiciaire, psychologique.) Elles ont été essentielles pour permettre à l'auteur metteur en scène Luca Franceschi d’entamer un travail d’écriture et de réflexion artistique sur le sujet. 

 

2. Débat avec les experts et les associations en lien avec les victimes.

Conférence organisée avec Caroline Poiré et ULB Santé.
Intervenant.e.s : Amnesty International, SOS Viol, Les Sous-entendu.e.s asbl, Centre d’appui Bruxellois, des Avocat.e.s.

 


Nos objectifs

No women's land spectacle sur les migrants Bruxelles

- Sensibiliser les publics sur l’ampleur (méconnue par le plus grand nombre) du phénomène des violences sexuelles;

- Œuvrer à une prise de conscience de l'extrême traumatisme vécu par les victimes quelque soit la violence sexuelle subie;

- Dénoncer les défaillances des procédures judiciaires en tant que seconde victimisation vécue par les victimes; 

- Nourrir l'écriture théâtrale des rencontres avec les experts, victimes, publics, associations.

- Préparer un outil pédagogique accessible à tous et plus particulièrement aux jeunes;

- Informer des démarches à accomplir lorsqu’on est victime ou témoin d'une violence sexuelle.

La mise en scène

No women's land spectacle sur les migrants Bruxelles

Le texte Classement Sans Suite est basé sur les témoignages recueillis parmi les « acteur.rice.s du terrain » concerné.e.s par la problématique. La parole entendue sera donc celle des victimes, des agresseurs, de leur entourage, des associations, des policier.e.s, des avocat.e.s et juges rencontré.e.s dans la phase préparatoire du spectacle. La mise en scène transmettra, donc, dans la plus grande sobriété, les situations évoquées par les témoins interviewé.e.s.

 

Les personnages et les actions se déroulent sous nos yeux dans un rythme soutenu qui accélère petit à petit jusqu’à devenir effréné, dans l’idée de plonger les publics dans la seconde épreuve cauchemardesque que les survivantes subissent en entamant un parcours judiciaire.

 

La mise en scène rappelle continuellement que les personnages de la pièce sont une représentation symbolique d’une réalité complexe, ce qui permet aux spectateurs de mieux comprendre les enjeux.

 

Le parti pris d’une mise en scène brechtienne nous propose un jeu où les interprètes se positionnent sur la légitimité des paroles et des actes de leurs personnages, et nous accompagnent dans une réflexion profonde sur la thématique.

 

Le spectacle est une petite forme, conçue avec des exigences techniques minimes pour être joué en salle équipée ou non, et toucher ainsi un maximum de publics.




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